par Véronique de Saint Front – Nutritionniste
Dr ès sciences en Physiologie de la Nutrition
Maître praticien en PNL – Praticien Hypnose et Neurosémantique
www.nutritionniste-toulouse.fr

Votre santé, celle de votre famille et de vos proches vous concerne ?
Vous souhaitez vous sentir  bien dans votre corps et bien dans votre tête, donc, bien dans votre assiette ? Cet article vous guide à travers une approche globale de votre santé pour vous aider à conserver ce patrimoine précieux grâce à la PNL, à l'Hypnose Ericksonienne, ou à la Neurosémantique.

L’expression courante « je ne me sens pas dans mon assiette » illustre bien les relations qui existent entre notre bien-être et notre mode alimentaire.

Nous le savons par expérience, nos choix alimentaires sont très influencés par notre état intérieur, notre forme, nos états d’âme, nos émotions. Notre appétit peut ainsi être augmenté ou au contraire diminué après une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Inversement, nos choix alimentaires, la composition de nos menus, le rythme de nos repas exercent une influence sur notre vitalité, à la fois physique et morale. De la même façon que l’alimentation peut modifier notre vitalité, notre tonus et notre niveau d’énergie, elle peut également fortement agir sur notre santé à long terme.

Nos choix alimentaires, nos comportements, quand ils sont respectueux de notre physiologie, permettent à notre organisme un fonctionnement optimum, physique et moral, et cela de façon durable. Alors : Bien dans son assiette, comment ?

Dans cet article, nous allons considérer différents parcours possibles pour trouver ou retrouver l’équilibre pondéral et la santé, sur le long terme. Chaque personne étant unique, nous n’avons pas tous la même façon d’agir, de penser de ressentir. Alors, le parcours qui vous conduit à un équilibre santé vous est personnel, à chacun de choisir une ou plusieurs des voix présentées, à chacun son itinéraire.

Suivez le guide : itinéraire comme :

  • la route des Comestibles
    pour mettre en place les 5 piliers de votre alimentation santé.
  • les chemins de la Communication
    rencontre avec les autres et avec vous-même : apprentissage, communication, connaissance de soi avec la PNL.
  • la place du Commandant MOI
    votre pouvoir personnel au service de votre santé avec la Neurosémantique.
  • la voie de la Communion
    réconciliation, harmonie et paix intérieure : communication avec votre inconscient, cet allié précieux  grâce à l’Hypnose Ericksonienne.
  • la double allée de la Co-mission
    le tandem  patient-thérapeute : pour  être accompagné(e) dans votre responsabilisation, dans vos changements.

La Route des Comestibles

"La nutrition est le moyen le plus puissant dont on dispose pour garantir la bonne santé."Pr Jeffrey

 

Depuis l’aube de l’humanité nous savons que l’alimentation est vitale et nous avons appris à sélectionner les aliments comestibles et bénéfiques pour notre organisme. Plus récemment, en France, le plaisir, la convivialité, la gastronomie ont pris de plus en plus d’importance. Ils ont favorisé d’autres fonctions de l’alimentation : manger non seulement pour vivre mais aussi pour partager, pour se faire plaisir, pour transmettre…

Après la seconde guerre mondiale, en Europe, comme faisant suite à des années de privation, de nombreux aliments nouveaux ont été mis sur le marché : produits raffinés (pain blanc), plats préparés, souvent trop gras, trop salés ou trop sucrés Hélas, le développement important de ces aliments transformés a favorisé l’apparition des maladies de civilisation telle que l’hypertension artérielle, les cancers, les dépressions, les allergies, le diabète, l’obésité.

Depuis une ou deux décennies, nous assistons à une nouvelle attente concernant notre alimentation. Nous ne mangeons plus uniquement pour vivre ni pour le plaisir, nous devenons aujourd’hui de plus en plus conscients du rôle de l’alimentation dans la gestion de notre santé physique et morale.

Alors, quelle alimentation adopter pour satisfaire les différents rôles de l’alimentation « nourrir, réjouir, réunir, prévenir », et être en bonne santé ?

Les 5 piliers de votre alimentation santé

1- La densité nutritionnelle

Dans votre assiette, mélangez saveurs et couleurs pour une bonne densité nutritionnelle :

Des nutriments : glucides (sucres, féculents), protides (protéines) et lipides (graisses) : ils fournissent l’énergie, mesurée en calories, et les éléments de construction pour notre organisme.

Des micronutriments : vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, qui permettent l'utilisation et le fonctionnement des nutriments : ils représentent la valeur nutritionnelle de vos aliments et n’apportent pas de calorie.

Des composés phytochimiques : molécules bioactives, responsables de la couleur et du goût des aliments, anti-oxydantes, anti-cancéreuses : les plantes les fabriquent pour se protéger des agresseurs naturels. Ces molécules nous protègent aussi. Si la plante reçoit de nombreux traitements chimiques, elle aura moins besoin de fabriquer ces substances et sera plus pauvre en composés phytochimiques, protecteurs pour nous. Les aliments riches en micronutriments sont dits « à forte densité nutritionnelle ». Ils favorisent notre santé et notre bien-être. Ce sont les fruits, les légumes, les légumes secs, les céréales complètes. A l’inverse, on parle de « calories vides » pour les aliments riches en calories et pauvres en vitamines et minéraux : pain blanc, pâtes blanches, viennoiseries, sucreries, chips, sodas.

Attention au sel : l’excès  de sel (pain, fromage, charcuteries) favorise les accidents cardio-vasculaires, l’hypertension et la décalcification. Ce risque diminue si le sel est associé à un apport suffisant en potassium (micronutriment présent en grande quantité dans les fruits et légumes).

2- Index glycémique

Dans votre assiette des aliments ayant une faible action sur la sécrétion d’insuline préserve votre santé : aliments riches en fibres : légumes, légumes secs, fruits, céréales complètes L’index glycémique (IG) mesure l’élévation de la glycémie après l’ingestion d’un aliment glucidique.

La glycémie (taux de sucre dans le sang) est régulée par l’insuline qui, sécrétée par le pancréas, facilite la pénétration dans les cellules des sucres, et aussi des acides gras et des acides aminés, donc, favorise le stockage.

Ménager votre glycémie c’est ménager votre poids ! Pour cela, réserver le sucré pour la fin du repas (en quantité raisonnable), les fruits pour le goûter, et l’eau comme boisson.

Connaître l’IG des aliments est complexe car il est modulé par de très nombreux facteurs : cuisson, autres aliments du repas. Certains aliments comme les produits laitiers n’ont pas un IG élevé mais favorisent quand-même la sécrétion d’insuline.

3- Équilibre acido-basique

Dans votre assiette, bien associer les aliments :
Uniquement des aliments acidifiants (protéines, fromages, céréales et sucres raffinés), dans les repas, favorise l'ostéoporose, les calculs rénaux et la perte de minéraux (calcium, magnésium). Ces aliments doivent être associés à des aliments alcalinisants, riches en potassium : légumes et fruits.

D’autres aliments sont neutres : légumes secs, huiles, yaourts, fromage blanc.

4- Les bons acides gras

Quelle huile mettre dans votre « moteur » ?
Priorité aux oméga 3 : ils sont indispensables car nous ne pouvons pas les fabriquer. Ils participent à de nombreuses fonctions cellulaires et sont nécessaires à l’équilibre nerveux et pondéral. Plus d’oméga 3 permet bien souvent de rétablir un bon équilibre entre les différents apports d’acides gras (oméga 9, 6, 3). Les oméga 3 sont présents plus particulièrement dans l'huile de colza, les noix et les poissons gras.

Attention : Consommés en trop grande quantité, ils  peuvent être nuisibles !

Une huile de très bonne qualité (biologique, 1ère pression à froid), riche en oméga 3 doit être conservée au réfrigérateur ; l’utiliser pour assaisonner.

5- Les bonnes cuissons

Ça chauffe ?
Préférer les cuissons douces : cuire à l’étouffée, à la vapeur douce, court-bouillon, pocher.

Réserver la cuisson à la vapeur douce en autocuiseur pour les légumes et fruits non traités. Les aliments protéiques et les graisses trop cuits, grillés, frits, gratinés, contiennent des molécules transformées par les fortes températures et qui sont toxiques.

Les aliments fumés sont à consommer avec modération car le fumage fait apparaître des substances cancérigènes.

Éviter ou limiter l’utilisation du four à micro-ondes.

Équilibrer votre alimentation c’est donc permettre à votre organisme et, en particulier à votre cerveau, de bien fonctionner. Dans ces conditions, l’apprentissage d’un nouveau comportement favorisant votre santé est facilité.

Vous réalisez que quelques bonnes vieilles habitudes ne sont pas compatibles avec votre santé ? Comment modifier votre comportement de manière confortable et durable ? En appliquant les paragraphes suivants !

Les Chemins de la Communication

Pour respecter les 5 piliers de votre alimentation santé, pour améliorer votre qualité de vie, quel comportement, quelle habitude souhaitez-vous modifier ?

Prendre une décision, se fixer un objectif, apprendre un nouveau comportement c’est d’abord faire fonctionner son cerveau.

Pour mettre de votre côté toutes les chances de réaliser ce que vous voulez pour vous, la PNL (Programmation Neuro Linguistique) propose un ensemble d’outils permettant de faire fonctionner son cerveau de manière efficace. « Ces outils, riches et variés, donnent accès rapidement à de nouvelles compétences dans le domaine de l’apprentissage, de la communication et de la connaissance de soi. » (Olivier Zénouda, Dir. Inforpnl). Choisir d’apprendre une nouvelle façon de faire, d’être, c’est se donner du choix, c’est évoluer.

Alors, comment bien utiliser son cerveau ?

Un exemple avec un exercice :
Se mettre debout et tendre un bras devant soi, à l’horizontal, en pointant l’index ; tourner le bras et le buste, le plus loin possible, les pieds restants bien fixes, et prendre le repère sur le mur, par exemple, donné par l’index pointé.

Revenir à la position initiale, toujours en maintenant les pieds immobiles.
Imaginer votre épaule, souple, détendue, les muscles bien irrigués, les tendons bien élastiques et mentalement (les yeux fermés) imaginer la même rotation que tout à l’heure, en visualisant (dans votre tête) l’index qui atteint le repère précédent et qui le dépasse nettement. Les yeux ouverts, faites en vrai le mouvement que vous avez fait dans votre tête. Le bras tourne plus et le premier repère est dépassé.

Cet exercice tout simple, illustre l’importance de la représentation mentale, de l’image que l’on se fait de l’objectif, pour pouvoir l’atteindre. Le cerveau sait très bien se mettre en perspective et le fait facilement. Prévoir, anticiper, imaginer le futur, est une stratégie de survie pour l’être humain.

Comment se fixer un objectif ?

Prenons l’exemple d’un objectif de poids. Définir un objectif opérationnel, c’est :

  • Le formuler sous forme affirmative pour en avoir une représentation mentale claire (nous ne sommes pas capables de nous représenter une négation) : ex : peser 60 kg ; manger uniquement aux repas
  • Choisir un objectif qui dépend bien de soi
  • Se sentir en total accord avec cet objectif
  • Construire et visualiser les étapes nécessaires pour l’atteindre (voir article « PNL, poids et santé » de P. Arthapignet)

Quand : « je veux mais je ne veux pas vraiment » :
C’est comme si, une partie de vous était d’accord pour l’objectif, et l’autre pas : alors, soit une partie gagne sur l’autre et, tôt ou tard, ce sera le contraire (ce qui, par exemple, aboutit au yoyo pondéral), soit l’on entame une négociation entre les parties concernées.

par exemple :
une partie de vous veut peser 60 kg, l’autre accepte bien de rester à 70 kg. Chacune tire un bénéfice de la situation (intention positive) et a besoin de se sentir acceptée et respectée. Faire connaissance avec chacune, c’est mieux connaître leurs façons respectives de se nourrir (avec des aliments, de l’affection, de la curiosité...) leurs sources de plaisir, leurs différences et leurs points communs. Prendre mieux conscience de leur place respective dans votre vie permet de veiller à ce qu’elles s’expriment autant l’une que l’autre. Vous établirez ensuite un objectif commun, satisfaisant pour ces deux parties et conciliable avec l’objectif de départ, par exemple bricoler le soir au lieu de grignoter devant la télé.

La découverte de nouvelles sources de plaisir permet, par exemple, de remplacer le grignotage par une activité qui vous fait du bien. En démultipliant les sources de plaisir, si petites soient-elles, cela représente autant de faisceaux qui viennent stimuler les centres nerveux qui sécrètent les endorphines, hormones du plaisir, bénéfiques pour la santé.

Certes, nous sommes tous différents quant à nos capacités à ressentir du plaisir. Donc plus nous avons de choix dans nos façons de nous faire plaisir, plus nous sommes capables de nous faire plaisir en préservant notre santé.

Dans le cadre d’un travail de sevrage tabagique, par exemple, il est important de remplacer la fonction plaisir de la cigarette par un autre plaisir, compatible avec la santé. Les techniques de PNL permettent ce travail sur l’objectif, sur les parties de soi, reposant sur le postulat que nous avons toutes les ressources nécessaires.

Ce travail permet d’agir toujours dans le sens de la construction de notre futur et de nouvelles solutions (PNL poids et santé, P. Arthapignet).

Place du Commandant Moi

Une petite escale place du Commandant Moi, pour mettre en place votre vraie place, car, au fait, qui commande vos comportements : vous, la pub, le temps qu’il fait, les autres ?

Vous vous sentez responsable de votre santé, vous décidez donc de vous prendre en charge. Vous voulez (re)prendre en main votre pouvoir personnel pour avoir et garder une santé satisfaisante pour vous ? Bravo !

Et puis, voilà qu’un obstacle, un frein, une excuse lamentable vient couper votre élan !

Comment retrouver la motivation, l’énergie, qui vous fait avancer, cet état dans lequel vous êtes capable de donner le meilleur de vous-même en mobilisant toutes vos ressources ?

Par exemple : souvenez-vous de quelque chose que vous avez réalisé, organisé, construit comme vous le vouliez. Vous vous êtes vraiment donné pour la réalisation de ce projet et cela vous a procuré une grande satisfaction. Qu’avez- vous mis en jeu et utilisé comme capacité, comme qualité, comme savoir-faire et savoir être pour que ce soit une réussite ?

Eh bien, comprendre dans quel état vous êtes, comment vous fonctionnez  pour atteindre votre objectif dans un certain contexte, vous aide à reproduire cet état pour, par exemple, un objectif de poids.

C’est ce que le travail de Neurosémantique vous apporte. Il vous apprend à déclencher quand vous le souhaitez, cet état qui vous permet d’aller à votre objectif, en pleine possession de vos moyens.

La Voie de la Communion

Une autre approche permet l’accompagnement au changement, (comportement alimentaire, sevrage tabagique), en complément ou en remplacement du travail de PNL et de Neurosémantique, c’est la communication ou hypnose Ericksonienne. Elle facilite l’accès au formidable réservoir d'apprentissage, au lieu de ressources et de sagesse qu’est notre inconscient. Ses possibilités sont très puissantes, voire illimitées. Il permet la communion des ressources, des énergies, des permissions, des valeurs etc. du conscient et de l’inconscient.

Notre conscient peut occulter nos valeurs, ce qui fait que nous agissons parfois à l’encontre de nous-même. Notre inconscient, lui, agit toujours dans le sens de notre intégrité. Il est notre allier. Tout être humain a en lui les ressources dont il a besoin. Mais il n’y a pas accès, ou mal, de manière parcellaire. Certaines personnes communiquent plus facilement que d’autres avec leur inconscient. L’hypnose Ericksonienne  facilite cette communication. Elle est un pont, un moment privilégié ou la partie émergée de l’iceberg fait appel à la partie immergée. Un pont vers cette richesse intérieure qui représente la plus grande partie de notre potentiel.

Vous voulez modifier votre hygiène de vie en optant pour une alimentation santé ?

Le travail en hypnose permet, entre autre, d’essayer un nouveau comportement dans le futur et dans différents contextes, de renforcer et d’installer les ressources nécessaires, avec la participation et le respect de vos parties, pour qu’il devienne comme un réflexe, naturel, donc inconscient.

La nature et la durée du travail, le nombre de séances s’évaluent au cas par cas. Chaque personne est unique, chaque objectif a sa spécificité. Les changements de comportement qui découlent de l’objectif s’opèrent de manière très différente d’une personne à l’autre.

L’effet peut être immédiat ou progressif, voire génératif. Le plus souvent les personnes racontent qu’elles se sentent bien mieux que, par exemple, elles bricolent le soir au lieu de grignoter, comme si c’était normal. Cela montre que le changement s’est effectué en accord profond avec la personne.

En hypnose Ericksonienne, le thérapeute ou soi-même s’adresse donc à l’inconscient, et on lui demande tout simplement de nous aider dans l’optique d’une difficulté ou d’un objectif particulier. Et comme il est bienveillant, il répond à la demande !

L’allée de la Co-mission

Un passage par la co-mission : c’est l’accompagnement par un spécialiste. Dans le tandem thérapeute-patient, chacun a son rôle, chacun a sa mission. Le patient, responsable de sa santé, accepte, par sa décision de consulter, de changer, d’évoluer, donc de se prendre en charge. C’est son choix.

Le travail d’évolution personnelle, comme apprendre une alimentation respectueuse de sa santé par exemple, se fait « par soi-même », que l’on travaille seul sur soi ou accompagné par un thérapeute. Ce sont bien vos pensées, vos représentations, vos émotions qui interviennent.

Le thérapeute accompagne. Il établit une relation de confiance qui permet au patient de trouver et d’utiliser les ressources nécessaires pour atteindre son objectif. Il est facilitateur et suscite la motivation, l’énergie pour modifier la façon d’être ou de faire que l’on souhaite.

Conclusion

Bien dans son assiette pour une santé durable, cela demande un peu de temps pour soi, donc, certains choix de vie, pour avoir ce temps de se prendre en charge.

Bien dans son assiette, c’est s’occuper de son être dans sa globalité. Par exemple, en s’occupant seulement de son poids, l’œil sur la balance, on ne maigrit pas, du moins pas durablement, et les fluctuations pondérales sont néfastes pour l’organisme.

S’occuper de son poids, en établissant une communication avec soi, et dans le respect de soi (sommeil, activité physique), favorise la construction d’un équilibre de poids et de santé durable.

Nous avons vu que différents itinéraires permettaient cette communication, ce face à face avec soi.

S’investir dans la connaissance de soi, oser se regarder, se remettre en question, évoluer pour gagner en estime de soi est forcément bénéfique pour votre santé.

Alors, bonne route !